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Voyages d'affaires : l'impact économique des VTC estimé à 52 millions d'euros

52 millions d'euros. C'est la valeur que le cabinet Public First attribue, dans une étude commandée par Uber for Business, aux déplacements professionnels VTC réalisés en France sur un an.

Voyages d'affaires : l'impact économique des VTC estimé à 52 millions d'euros

Le chiffre interpelle dans un marché où la note de frais reste souvent réduite à son coût brut, sans le temps ni l'énergie qu'elle mobilise.

Ce que mesure réellement l'étude

Le rapport, publié début septembre, ne se limite pas au prix de la course. Public First chiffre trois effets distincts de la plateforme sur le voyage d'affaires français en 2025:

  • 410 000 heures de temps salarié économisées, valorisées à environ 29 millions d'euros. Pour les collaborateurs utilisateurs réguliers, le gain pourrait atteindre 38 heures par an, soit près d'une semaine de travail.
  • 130 000 rendez-vous clients supplémentaires en présentiel, soit une progression de 8,7 % des rencontres commerciales en face-à-face dans le périmètre étudié. Les profils dédiés au développement commercial pourraient gagner jusqu'à 28 rendez-vous supplémentaires sur l'année.
  • 168 000 trajets effectués en dehors des politiques voyage évités, pour une économie estimée à 4,7 millions d'euros grâce à la centralisation des commandes.

Lecture critique pour les gestionnaires de mobilité

Trois points méritent l'attention avant d'intégrer ces données dans un tableau de bord.

D'abord, la méthodologie. Il s'agit d'estimations modélisées pour Uber, et non de gains directement observés dans la comptabilité des entreprises. La nuance change la nature du chiffre: on mesure l'effet attribué à la plateforme par rapport à des alternatives, pas un résultat comptable.

Ensuite, le lien causal entre VTC et ventes supplémentaires. Le cabinet ne s'est pas contenté de compter des réunions effectivement enregistrées: le résultat agrège des réponses à des enquêtes, des données d'usage et des hypothèses économiques. Commander une course ne génère donc pas mécaniquement un rendez-vous gagné.

Enfin, le poste le plus directement exploitable reste la conformité. Les 168 000 trajets hors politique voyage évités et les 4,7 millions d'euros associés parlent un langage que les directions financières comprennent immédiatement: moins de courses dispersées, moins de remboursements hors cadre, une traçabilité unifiée.

Ce qu'il faut surveiller

Pour un travel manager ou un responsable de flotte, l'étude fournit un cadre de comparaison, pas une vérité absolue. Trois indicateurs concrets à suivre sur les douze prochains mois:

  • Le taux de courses réalisées via la plateforme centralisée par rapport au volume total de VTC déclaré.
  • Le pourcentage de collaborateurs « grands utilisateurs » (seuil de 38 heures/an dans l'étude) et leur poids dans les dépenses.
  • L'écart entre le budget VTC contractualisé et les dépenses réelles hors politique voyage, premier levier d'optimisation identifié par Public First.

Reste l'enjeu structurel: la généralisation du télétravail hybride a réduit le nombre de déplacements jugés indispensables, mais la rencontre physique conserve sa valeur sur les négociations à enjeu. Le VTC premium se positionne sur ce créneau, où la qualité de service et la fiabilité pèsent autant que le prix de la course.